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La cité d’Ys et son engloutissement dans la baie des trépassés ont déjà fait rêver de nombreux écrivains. Anatole Le Braz, entre autres, avait réalisé une magnifique transcription de cette légende impérissable.
Gradlon, sa fille Dahut, l’ermite, missionnaire de la Chrétienté et le Diable, amant de la princesse, sont des personnages entrés dans le patrimoine public Breton.
Cette tradition orale plus ancienne que les Vénètes ou les Léhonins, ces peuples venus de l’aube de l’histoire, a été maintes fois actualisée et adaptée aux modes littéraires du moment.
Un matin d’été, comme Daudet qui allait se documenter dans la bibliothèque des cigales, je suis allé dans celle de la houle et du vent qui fait chantonner le gréement des voiliers au port. Alors, la mer m’a raconté sa version de la destruction d’Ys, la perle de Bretagne...


I.

Avant les années 1970, quand vous contempliez la Baie des Trépassés en vous promenant sur une de ses grèves, vous aviez de fortes chances de croiser une grand-mère bretonne, vêtue d’une robe brodée ainsi qu’une coiffe de dentelle traditionnelle.
Pour peu que vous lui souhaitiez le bonjour dans la langue du pays et que vous lui demandiez d’où venait le bruit de bronze fait par l’océan en se jetant contre les rochers, elle vous racontait l’histoire de la ville d’Ys, du Roi Gradlon et de sa fille, la Princesse Dahut.
Dans la mémoire des paysannes de ce coin de Bretagne, une tradition antique se transmettait de génération en génération. La mer d’ici, selon les vieilles conteuses à l’immense sagesse, sonnait dans ses colères comme les cloches d’airain d’Ys l’engloutie. Cette métropole celte immense, riche et puissante avait été bâtie au fond de la baie sur des terres asséchées grâce à la construction de digues colossales. Dans sa folie de femme peu vertueuse Dahut, la fille de Gradlon, le seigneur de la cité, donna un jour les clefs des écluses retenant la mer hors de la baie à son dernier amant, le Diable en personne.
Celui-ci, pour punir la Princesse de ses frasques et le Roi de son aveuglement, précipita les eaux sur Ys, l’orgueilleuse perle de Bretagne.
De nos jours, la mémoire des contes passés s’enfuit. Les jeunes de la dernière pluie ont leur imagination définitivement racornie par les innombrables formules de mathématiques qu’ils ont ingurgitées et qu’ils n’ont jamais digérées. Cela, en dépit des diplômes qu’ils accumulent. Peu vivent d’ailleurs en Bretagne. Ils désertent leur terre riche de sa culture et partent vivre vers Paris, afin d’y exercer des métiers bureaucratiques sans intérêt.
Quand ils viennent passer des vacances dans le pays, ils écoutent d’une oreille distraite et incrédule, les légendes fabuleuses racontées par les rares anciens qui s’en souviennent. Ils assurent, avec le ton d’un expert mondialement reconnu, que tout cela c’est des blagues et que la ville d’Ys n’a jamais existé car aucune ruine n’a été retrouvée sur le fond granitique de la baie.
Moi, je connais également des formules de mathématiques mais je sais aussi écouter les eaux, les rochers de Bretagne, les forêts de chênes et les champs d’ajoncs quand ils me racontent leurs souvenirs.
J’ai appris de leur part l’histoire d’Ys. Elle est encore plus belle que dans les souvenirs des vieilles grands-mères bretonnes...


II.

En ce temps-là, des tribus de chasseurs cueilleurs parcouraient encore le nord de l’Europe, sur les traces des derniers troupeaux de mammouths et de rennes sauvages.
L’ère glacière était arrivée sur la fin de ses millénaires. Cependant, en hiver, la banquise descendait toujours jusqu’à la hauteur de Brest, un port qui n’existait pas encore et dont le futur emplacement se situait trente kilomètres à l’intérieur des terres, sur les hauteurs encerclant un large bassin sédimentaire.
Bien avant l’arrivée des premiers celtes et de leur tenace civilisation, de très loin antérieur aux bâtisseurs de l’allée couverte de la Roche aux Fées et des alignements de Carnac, tandis que les jeunes volcans d’Auvergne grondaient encore en rejetant leur lave, le peuple des Yssois avait fondé la première puissance technologique de l’histoire humaine.
Quarante mille ans avant l’avènement de Babylone, le puissant royaume d’Ys se dressait sur les froides rives de l’Atlantique, deux cents kilomètres au sud-ouest du Massif Armoricain. Ces monts élevés de près de mille mètres se couronnaient encore de neiges éternelles. Les Yssois étaient proches de la nature, mais ils connaissaient l’écriture, les mathématiques, la physique et l’astronomie. En cinq mille ans, ils avaient maîtrisé la fusion du deutérium extrait de l’eau de mer et voyageaient jusqu’aux proches étoiles. Comme ils étaient peu nombreux et techniquement avancés, la grande cité royaume, se suffisait à elle-même. Ys et ses murs de granit avaient été bâtis comme un îlot de savoir et de culture au milieu d’un monde primitif, farouche et sauvage.
Le climat se tempérait et les flots auraient envahi rapidement les rues du domaine de Gradlon, si de massives digues de basalte, renforcées et rehaussées chaque année par les machines infatigables des Yssois, n’avaient retenu la mer à l’extérieur. En dehors de ce problème naturel, au sein de la société évoluée du royaume, un schisme s’était ouvert. Une élite aisée voulait capturer et rendre esclave des représentants de deux autres espèces humaines qui hantaient les terres sauvages de la planète. Il s’agissait des Homos sapiens et des Néandertaliens. Les Yssois appartenaient à une branche bien plus vieille, pourtant plus évoluée, apparue en Mésopotamie et qui avaient, cinq cents millénaires avant, atteint la Chine. Les scientifiques, les militaires et la caste des robots, attachés aux principes du Roi, n’acceptaient pas que de telles idées aient cours dans une civilisation aussi avancée.
Les scientifiques étaient moralement choqués par le principe de l’esclavagisme et estimaient que les autres espèces humaines méritaient de vivre en paix autant que les Yssois, malgré la jeunesse et la simplicité de leur société naissante.
Les militaires mettaient leur honneur à protéger la ville ainsi qu’à organiser les voyages d’explorations sur la Terre et dans l’espace. Ils ne voulaient pas servir de « chasseurs de tête » pour les oisifs de la classe aisée. Ils pensaient aussi que les Homos sapiens et les Néandertaliens ne méritaient pas le mépris des Yssois, eux-mêmes ayant été des primitifs bien des millénaires avant.
Enfin, la caste des robots, ces auxiliaires humaniformes dotés d’une intelligence artificielle, par programmation et auto apprentissage, possédaient les mêmes principes moraux que les scientifiques. Ils ne souhaitaient pas être dépossédés des travaux de précision et de force pour lesquels ils étaient conçus par les Yssois.
Le vieux roi Gradlon, âgé mais aussi très juste, soutenait les défenseurs de la paix, de la tolérance et de la fraternité contre l’élite oisive ainsi que fascisante de la ville. Il aimait beaucoup sa fille unique, physiquement très semblable à sa mère, mais moralement avilie par ses désirs insatiables de puissance, de richesses et d’hommes. Celle-ci ne montrait pas ouvertement son désaccord avec son père. Néanmoins en secret, elle appartenait aux membres de l’aristocratie, partisans de l’esclavage. Elle dévorait aussi avidement tous les jeunes hommes de la haute société qui tombaient trop facilement sous le charme de son corps splendide.
Or, il advint que, lassés par la bonté de Gradlon que d’aucuns prenaient pour de la sénilité, un quarteron d’aristocrates manichéens, décida de s’associer avec quelques chefs belliqueux des tribus de la région. Le but de ces conspirateurs était de livrer provisoirement la cité aux rares chasseurs cueilleurs jaloux des Yssois, afin de justifier ensuite une répression exemplaire contre les primitifs Néandertaliens et Homos sapiens des Monts d’Arrée.
Dans le plus grand secret, les félons contactèrent la princesse Dahut, maîtresse à cette époque d’un petit chef de la conspiration. Elle reçut pour mission d’obtenir les codes de désactivation des armes défensives retenant sans tuerie, les quelques assauts subis, de temps à autre, par la puissante cité.


III.

Gélion, le robot du ministre de l’environnement d’Ys surveillait la princesse Dahut depuis le début de la nuit. Il ne pouvait faire de mal à aucun être vivant en raison des lois de la robotique. Il devait même protéger les êtres humains par sa force et son invulnérabilité sans porter atteinte à la vie sauvage ou humaine.
Cependant, rien ne l’empêchait d’espionner dans le but de sauvegarder les Yssois. C’est pourquoi, sur la demande de son propriétaire, le puissant robot avait sillonné discrètement les lieux de plaisir des quartiers aisés et oisifs de la ville, sur les traces de la fille de Gradlon. Elle n’avait pas quitté Gérald, son amant, de toute la soirée. Ils s’étaient enivrés tous les deux. Quittant une réception fastueuse pour se rendre à une orgie, ils avaient visité toutes leurs influentes relations d’Ys.
Maintenant, la princesse et son sinistre chevalier servant étaient enfermés depuis deux heures dans la chambre d’un hôtel clandestin de la banlieue Yssoise. Le robot les attendait plus loin, dissimulé par l’ombre d’un porche. Il voulait savoir comment et quand se séparerait le couple infernal. Tout à coup, il entendit des pas résonner sur le perron de l’auberge douteuse. Gérald sortait de là, seul.
Le cyborg entreprit de suivre ce dernier. La fille du roi Gradlon, épuisée par sa beuverie et ses frasques nocturnes, devait encore sommeiller profondément sur sa couche maudite. Cependant, bien qu’il ne soit qu’un robot, Gélion était assez subtil pour s’étonner de voir un homme, si sordide soit-il, quitter une maîtresse telle que Dahut précipitamment, avant les premières lueurs de l’aube hivernale.
A l’extérieur des maisons, dans les rues d’Ys, la température était de moins dix degrés en ce mois de décembre. Auprès de la digue, dans la rue de l’hôtel, il faisait encore plus froid car la marée était haute et les embruns glacés, soulevés par les bourrasques de vent, retombaient sous forme de givre sur la chaussée de granit vitrifié.
Gélion, silencieusement, emboîta le pas de l’amant de Dahut. Ce dernier se dirigeait vers le centre de défense du sud. Il emprunta pour atteindre ce lieu, le trottoir magnétique « nord-est, sud-est ». Bientôt, suivi à bonne distance par le discret cyborg, l’homme se présenta à l’entrée gardée du centre de protection de la cité.
Il devait détenir une autorisation spéciale car le garde le laissa entrer dans les installations sans difficulté. C’était étonnant car aucun civil n’avait théoriquement accès à cet endroit. En dehors de la présentation d’une dérogation spéciale du roi Gradlon, le militaire de service n’aurait jamais laissé entrer le petit ami de la princesse.
Tout à coup le robot compris, l’homme qu’il surveillait si étroitement avait l’autorisation requise pour accéder au système de défense de la ville. Et ce n’était pas le roi qui lui avait attribué celle-ci, c’était Dahut, par ces intrigues innommables. Une menace pesait sur Ys et Gélion devait en avertir son maître.


IV.

Le pâle soleil se levait sur la mer glacée. Il était déjà trop tard pour la cité. Malgré la rapidité de Gélion, l’efficacité du ministre de l’environnement ainsi que l’autorité de Gradlon, Ys ne pouvait plus être sauvée. Les habitants, fidèles au roi, s’étaient réunis et s’apprêtaient à le suivre jusqu’à l’astroport des Monts d’Arrée.
Des bandes d’Homos sapiens avaient envahi les bâtiments de la défense. Aucun Néandertalien de la région ne s’était compromis avec les agresseurs. Au contraire, ces derniers aidaient depuis deux heures les Yssois à évacuer leur ville. Déjà, bien des hommes civilisés et sauvages étaient tombés pendant la prise du centre de protection d’Ys. Le roi Gradlon avait alors demandé aux soldats de cesser les combats et de se replier en bon ordre. Protéger des murs et des maisons déjà condamnés par la montée des eaux au prix de nombreuses vies humaines, n’était pas justifié.
La colonne de véhicules d’évacuation, encadrée par les Néandertaliens venus appuyer les civilisés, s’apprêtait à quitter la ville. Les riches oisifs se débrouilleraient avec l’invasion dont ils étaient responsables, après tout...
Alors Gélion se souvint que Dahut était encore dans un des quartiers les plus exposés d’Ys. Bien sûr elle était coupable. Bien sûr elle avait donné un « laissez-passer » fatal ainsi que les codes de désactivation des défenses à son amant. Pourtant, elle était la fille du roi et ce dernier l’aimait au-delà de tout.
Le puissant cyborg, n’écoutant que la loi qui lui disait de sauver les vies envers et contre tout, fit demi-tour et retourna dans Ys.


V.

Gélion avait réveillé Dahut brutalement après être entré en force dans l’hôtel abandonné. Pendant qu’elle se glissait, sans même prendre le temps de remettre d’autres vêtements, dans son grand manteau de mammouth, les portes des écluses avaient gémi sous la poussée de la mer.
La marée remontait, amplifiée par un violent blizzard, et l’assistance électrique des vannes était hors service puisque toutes les défenses d’Ys avaient été désactivées.
Le cyborg tirait la Princesse par la main en courant de toute la vitesse dont était capable l’humaine, à travers la cité. Ils avaient failli être arrêtés par des Homos sapiens qui pillaient le quartier scientifique. Mais la force du robot avait repoussé les primitifs inexorablement.
Les alliés des envahisseurs étaient en train de payer chèrement leur trahison. Ils se faisaient massacrer par petits groupes dans les jardins ou bien dans les villas. Les chasseurs Homos Sapiens étaient nombreux et féroces. Ils se précipitaient par centaines contre leurs ennemis et les débordaient infailliblement. Le robot malgré son apparence humaine pesait deux tonnes. Il était constitué d’un acier pratiquement indestructible. Il fendait la foule des primitifs comme une lame de rasoir, sans ralentir, en entraînant dans son sillage la Princesse.
Tout à coup, un effroyable grincement retentit, ébranlant les murs de la ville. Les portes avaient cédé sous la pression de l’eau. L’océan glacial se ruait dans les rues comme un monstre antédiluvien enragé. Gélion prit la fille maudite dans ses bras et se mit à courir vers la sortie Est d’Ys. Cependant, en dépit de sa vélocité, le cyborg sentait les vagues sur ses talons. Les jambes de l’androïde étaient déjà à demi-enfoncées dans la mer quand il aperçut Gradlon qui, depuis une hauteur, observait la titanesque course du robot contre la mer et la mort.
Gélion était pratiquement arrivé au pied de la montée qui pouvait le sauver quand une lame de fond encore plus forte le recouvrit et le fit basculer dans l’écume rageuse.
Le roi compris alors. Il s’agenouilla vaincu par l’horreur. Sa fille, ce démon, cette épouvantable traîtresse, venait d’être tuée par la terrible faute qu’elle avait commise.
Ys, la première ville civilisée de Bretagne disparut enfin sous la mer quand cette dernière frappa avec violence le pied des collines où se tenaient Gradlon avec ses fidèles.
Et tous les Yssois se retournaient pour s’éloigner du lieu de la catastrophe quand un cri sortit des vagues. Gélion avait pu marcher sous les flots jusqu’à la limite de la marée. Il avait échappé mais il n’avait pu sauver Dahut.
Si celui qui gouvernait aux destinées de tous avait épargné un robot mais avait laissé mourir la princesse infernale, c’est que celle-ci était vraiment perdue.
Quand le cyborg les eut rejoints et se fut excusé de n’avoir pu rien faire de plus, Gradlon, dans un dernier effort, ordonna à son peuple de reprendre le chemin vers la base spatiale des Monts d’Arrée.
Demain, la flotte des croiseurs interstellaires emporterait tous ces courageux hommes et femmes vers une planète viable mais inhabitée du système de Sirius. Là-bas, ils oublieraient peut-être la terrible perte de leur si belle métropole qui les avait emplis de bonheur durant près de cinq mille ans.
L’adieu à cette terre était venu, alors que les changements climatiques en feraient bientôt un paradis tempéré. Le destin était parfois si injuste...

En compét

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Philou · il y a
Une légende moderne pour une cité ancienne. Mes votes
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Doria Lescure · il y a
étonnant récit qui oscille avec finesse entre légende, histoire locale et science fiction. Pour ce voyage en terres perdues, voici mes voix.
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Zouzou · il y a
...chapeau bas ! moi qui aies bien du mal déjà avec les ttc ...merci pour cette légende /réalité aussi bien menée ( peut être vous demanderais je quelques conseils ! )
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Guy Richart · il y a
Vous pouvez me demander. Ici j'ai été aidé par le fait que l'histoire était préexistante sous une autre forme. mais j'ai écrit quatre romans de plus de 500 pages, j'ai une certaine expérience bien que je ne cherche pas l'édition à tout prix.
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Ozerjacques · il y a
Une légende très bien écrite et pleine d'intérêt. Je vote. Peut-être pouvez-vous me donner votre avis sur ma poésie écrite dans ladre du concours short paysages. Merci.
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Jaimeécrire · il y a
Une histoire très interéssante. :)
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Keith Simmonds · il y a
Une œuvre bien écrite et prenante ! Mes votes ! Mes votes ! Une invitation à visiter mon “Isère en Mouvement” ! Merci d’avance !
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Guy Richart · il y a
Je viens d'aller découvrir votre voyage en Isère, j'ai en vie d'aller voir cette région.
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Pascal Depresle · il y a
Une nouvelle très très bonne nouvelle. Mes voix. Peut-être aimerez-vous "Il dit toujours oui" "L'héroïne" ou "Tata Marcelle".
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Guy Richart · il y a
Je suis déjà aller découvrir vos excellent textes, merci pour la lecture de mon œuvre.
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Noels · il y a
Super bien écrit et intéressant. toutes mes voix.
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Guy Richart · il y a
merci pour vos voix. j'irai visiter vos écrits.
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Daniel60 · il y a
Beau récit bien écrit, ça m'a plu. Ma maman de 95 ans alitée a eu un peu plus de mal, mais elle a écouté avec attention. Merci..
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Guy Richart · il y a
merci et j'espère pour elle qu'elle a éprouvé beaucoup de plaisir à écouter cette histoire.
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970 · il y a
Encore une magnifique nouvelle. Et quelle imagination ! Trois voix.
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Guy Richart · il y a
merci pour ces voix et ce commentaire qui me vont droit au coeur
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